Actions, titres boursiers : les différents types de cotation en bourse

Les titres boursiers, comme les actions, font l’objet d’une cotation quotidienne. Cette cotation permet de définir le prix de chaque titre, et de réguler le jeu de l’offre et de la demande ; mais comment est-elle calculée ? Zoom sur les deux systèmes de cotation à l’oeuvre sur les places financières.

La cotation assistée en continu (CAC) : un fonctionnement informatisé

La plupart des titres boursiers font l’objet d’une cotation assistée en continu (ou CAC). Cela signifie que leur prix peut évoluer tout au long d’une séance, de 9h00 à 17h30 pour la bourse de Paris. Cela signifie aussi que le prix de ces actions dépend directement du point d’équilibre entre l’offre et la demande : le calcul est effectué par un système informatique, qui permet de recevoir et de transmettre des informations à l’ensemble des sociétés et des acteurs concernés sur toutes les grandes places financières.

Le système de la cotation en continu s’applique aux principaux indices boursiers, comme le CAC40 ou le Dow Jones américain. Toutefois, certains produits financiers échappent totalement à la logique de la cotation en continu : il s’agit des actions qui présentent une liquidité moindre, ou pour lesquelles le volume d’échange n’est pas jugé suffisant. Dans ce cas de figure, on parle alors de fixing.

La cotation au fixing : un mode de calcul spécifique pour certaines actions

La cotation au fixing permet de calculer la valeur des actions qui ne présentent pas une liquidité ou un volume d’achat et de vente suffisants pour être cotées en continu. En-dessous d’un certain seuil, ces titres font l’objet d’une cotation ponctuelle, qui est généralement calculée deux fois par jour : on peut alors parler de fixing d’ouverture, à 7h15, et de fixing de clôture, à 17h35. Ce système permet d’intégrer une quantité importante d’ordres de bourse au calcul des cotes : au lieu de faire varier le cours d’une action tout au long de la journée, en fonction de chaque ordre, il tient compte de tous les ordres passés depuis le dernier fixing pour établir ce cours.

Toutefois, le type de cotation retenu pour le calcul d’une valeur boursière n’entraîne pas de conséquence spécifique, ni de risque particulier sur les transactions qu’effectuent les investisseurs. Ces derniers devront plutôt arbitrer leur carnet d’ordre en fonction de la liquidité, moindre dans le cas du fixing, et du volume d’échange des actions.